Tous les Jours du Neuf
Bonjour
Vous vous sentez concernés par l’évolution du monde et par le rôle des médias et des technologies numériques. Vous souhaitez ou vous rêvez de participer à l’élaboration d’un livre... Et bien c’est possible aujourd’hui en allant sur le site http://www.nouveaupouvoir.org !
“Un traité optimiste sur la modification des rapports sociaux et professionnels par les technologies de l'information. Une version parue est mise en discussion sur un wiki pour la version suivante. Une démarche intéressante. Il reste 72 jours !” (merci à Gaël pour cette info)
Je vous livre l’introduction du livre que vous trouverez en ligne et sur lequel vous avez la possibilité d’intervenir.... Ou tout simplement de le lire...
LE NOUVEAU POUVOIR DES INTERNAUTES
QUE SE PASSE-T-IL ? Que nous arrive-t-il ? Le monde change, la France change. Sur le plan international, les attentats du 11 septembre 2001 ont marqué le début de nouvelles formes de conflits. Sur le marché du travail, les délocalisations, la mondialisation et la montée du chômage nous plongent dans un climat de sinistrose. La société n’est pas épargnée. Ses brûlures vont bien au-delà des événements dramatiques observés dans les banlieues fin 2005 ou de la bataille autour du Contrat Première Embauche (CPE) de 2006. La France a perdu ses repères et voit ses structures et ses institutions discréditées. Impuissante devant l’effondrement de son système de valeurs, elle n’a encore rien reconstruit. Quel avenir envisager ?
Le changement est inéluctable et nous ne reviendrons pas en arrière. Mieux vaut ne pas le nier mais s’y préparer. L’histoire d’Hamlet est une tragédie parce que le héros refuse d’agir sur le cours des événements.
Voilà pourquoi nous refusons de subir le changement. Le célèbre to be or not to be ? devient pour nous : subir ou choisir ? Etre, c’est bien entendu agir et passer à l’acte ; ne pas être, c’est se laisser porter par le cours des événements, autrement dit les subir. Que serons-nous si nous n’agissons pas ? Le refus de toute passivité est notre réponse au changement qui s’impose. Point d’hostilité, de l’optimisme, soutenu bien sûr par une bonne dose de lucidité, cette lucidité même qui nous oblige à constater la présence du changement.
Du temps d’Hamlet, les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) n’existaient pas. Que viendraient-elles faire ici ? Quel est leur lien avec l’économique, le politique, le social ? Elles ont été responsables d’une bulle spéculative et d’un krach financier en 2001 : pouvons-nous encore leur faire confiance ?
Nous croyons dans les NTIC pour deux raisons. Tout d’abord, par bon sens : toutes les révolutions technologiques ont fait évoluer l’humanité, au point que la classification des Hommes préhistoriques est fonction des technologies auxquelles ils recourent, d’où les termes d’âges de bronze et de fer. Les NTIC sont le versant technologique du changement que nous connaissons aujourd’hui. Depuis que le recours à Internet s’est répandu au début des années 1990, il s’est passé bien des choses.
Mais ce n’est pas tout : les NTIC sont plus qu’un ingrédient du changement. Elles concernent en réalité tous les domaines de notre existence ; les nouvelles technologies induisent de nouvelles formes de rapports sociaux, de nouveaux modèles économiques et depuis que les personnalités politiques ont leurs blogs , elles sont même devenues le forum ou l’agora du troisième millénaire. Le citoyen du monde, le Français, l’individu que nous sommes est immanquablement concerné par l’arrivée des nouvelles technologies. C’est pourquoi nous nous sommes tournés vers elles pour tenter de comprendre ce qu’il est possible de faire.
Elles permettent de résoudre plus de problèmes que n’en pose leur arrivée et nous sommes persuadés qu’elles constituent donc un progrès majeur pour l’humanité. Mais comme le feu, l’électricité ou l’énergie atomique, elles sont des formes neutres de techniques : ni bonnes ni mauvaises en soi, elles dépendent de l’usage que nous en ferons. C’est pourquoi nous les plaçons sous le signe de Prométhée : dans un monde en mutation, les NTIC, comme auparavant le feu, peuvent redonner à l’Homme l’énergie de l’engagement.
Attention ! Nous ne sommes pas en train de vous proposer un remède miracle ni un antalgique qui rendrait le changement indolore. Pas plus un placebo. Soyons clairs. Cet ouvrage n’est pas fait pour vous alarmer. Il n’est pas fait non plus pour vous rassurer artificiellement.
Il est là pour vous proposer d’agir.
Si nous refusons catégoriquement le pessimisme, nous nous méfions également de la naïveté. N’étant pas des pessimistes naïfs, nous serons donc… des optimistes lucides ! L’optimisme critique est l’état d’esprit dans lequel nous abordons notre réflexion. L’épithète « critique » n’est pas à prendre en mauvaise part : est « critique » ce qui est relatif au jugement. Tout en conservant le recul nécessaire, nous portons sur le monde actuel un regard optimiste car nous entrevoyons des solutions.
Notre objectif n’est pas ici d’apporter par magie un ensemble de certitudes absolues, ce qui serait d’une grande prétention dans un monde aussi complexe que le nôtre, mais d’ouvrir des pistes, de défricher, de détecter les prémices des nouveaux modes de fonctionnement de la société qui existent déjà aujourd’hui à l’état embryonnaire. L’échec général et souvent dramatique des utopies totalitaires du XXe siècle nous a enseigné la modestie. Cela ne doit pas pour autant nous empêcher de nous mettre en quête de solutions même parcellaires qui nous permettront de mieux vivre ce changement parfois étourdissant.
Savez-vous que, lorsque vous l’aurez lu, ce livre ne sera pourtant pas terminé ? Pour bien le lire il vous est proposé d’aller surfer sur le web : vous pourrez compléter votre lecture en vous rendant sur plusieurs sites Internet que nous vous indiquons.
Mais le plus important, c’est que quand vous aurez fini de le lire, vous n’en serez qu’au début ! En effet, en le lisant, vous aurez la possibilité de devenir, si cela vous intéresse, co-auteur de sa prochaine édition : ne le subissez pas, choisissez-le ! Et soyez parmi les acteurs de sa mise à jour. Engagez-vous, si vous en avez l’envie, dans notre projet du « Tour du livre en 80 jours ». L’objectif est simple : réécrire ce livre en le complétant, en l’améliorant, en l’enrichissant et cela en 80 jours, c’est-à-dire avant le 14 juillet 2006. Pour participer à cette aventure, c’est simple, il suffit de se rendre sur le site web www.nouveaupouvoir.org.
Nous croyons en l’intelligence collective et nous pensons, si le résultat est probant, éditer un deuxième livre dont les droits d’auteur seront intégralement reversés à des associations travaillant sur la réduction de la fracture numérique, comme c’est déjà le cas pour les droits attachés à cette première version.
La participation au « Tour du livre en 80 jours » n’est cependant absolument pas nécessaire pour lire et apprécier ce livre. Ce n’est qu’une interaction supplémentaire avec l’ouvrage.
Dans tous les cas, nous vous invitons à explorer avec nous les nouvelles formes de lien social rendues possibles par Internet, et qui permettent désormais à l’individu et au groupe de choisir de ne plus subir. Les NTIC permettent de nouvelles formes d’engagement social et politique, c’est une bonne nouvelle.
Pour vous expliquer comment nous en sommes nous-mêmes arrivés à cette conclusion, force a tout d’abord été de noter le découragement des Français aujourd’hui. Nous vous invitons donc, pour commencer, à visiter avec nous le « côté obscur du changement »… sans pour autant tomber dans le catastrophisme ! La convivialité des NTIC et les nouvelles formes d’engagement qu’elles rendent possibles vous en dissuaderont par la suite.
Au pays du TGV, il est encore temps de monter dans le train du numérique !
Belle journée !